Canard Mécanique

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mercredi 7 octobre 2009

Flottement

Et avec ta femme, ça va mieux ?

Oui, plutôt bien.

C'est bien.

Ou presque. Entre nous, ça va mieux, dans la mesure où il semblerait que je ne l'insupporte plus assez pour qu'elle me tire la tronche, ni ne me reproche ouvertement quoi que ce soit - il faut dire que je fais pas mal d'efforts. Elle, par contre, va toujours aussi mal, voire pire encore si je l'en crois.

Et je sature. Je n'en peux plus. Je suis moralement épuisé. Pris individuellement, ses monologues plaintifs sont tout à fait justifiés, rationnels et sensés. Mais leur litanie les fait se confondre dans un bruit de fond inintelligible.

Aussitôt passé la porte d'entrée, je me jette sur une première bière et les enchaîne ainsi jusqu'au niveau de semi-ébriété, de flottement qui me permettra de rester serein. Comme lorsque je suis dans mon bain, les oreilles sous l'eau, et que je perçois vaguement le murmure de l'immeuble et de la ville, les yeux clos et le poids de mon corps réduit de celui de l'eau qu'il déplace (Archimède, mon amour).

Je sais qu'il ne faudrait pas, il n'y a aucune raison qui fasse que cela arrive justement maintenant, je ne me sens même plus particulièrement frustré (c'est même à peine si je me masturbe), simplement, je décroche.

lundi 5 octobre 2009

Madame m'a dit

Tu sais que ça n'ira jamais bien. J'ai répondu que si, je l'espérais toujours. Je me suis retenu d'ajouter que sinon je serais parti.

lundi 21 septembre 2009

Puzzle

Voilà, j'ai finalement posté un billet très intime (mais pas Q) sur mon premier blog perso, quasiment à l'abandon depuis des années... Envie (besoin ?) de recoller un peu les morceaux de ma schizophrénie... même si bien sûr il y a des choses que je ne pourrai jamais poster là-bas...

D'ailleurs... il y a des choses que je n'ai jamais posté ici non plus...

Que taire, que dire, et à qui...

mardi 15 septembre 2009

Attention !

Ouais, moi aussi j'ai fait la attention school. Attention, donc, voici un photo(re)blog montrant moultes poupées de chair à la poitrine opulente et aux fesses rebondies. Totalement NSFW, hein.

jeudi 10 septembre 2009

N+1

(hiérarchie, le retour)

Sophie me demande quelle est ma propre échelle de valeurs (concernant l'infidélité). Dur, c'est assez flou je dois dire, du moins ça fluctue. Il y a quelques années je n'envisageais pas l'infidélité autrement que comme un droit explicitement négocié lorsque nous nous étions mis ensemble (Pour chacun de nous bien sûr). Ironiquement il n'y a qu'elle qui l'ait jamais mis en pratique, une fois, dans les toutes premières semaines - que je sache. Il se trouve que durant presque une décennie je n'en ai eu ni l'envie ni le besoin, et ne fantasmais même pas sur une autre femme qu'elle. J'étais donc absolument fidèle malgré moi, en quelque sorte.

Et puis... a force, ces fantasmes débridés se sont heurtés au mur de la réalité des refus trop fréquents, et à la bride bien serrée qu'elle s'impose. Avec ce blog et quelques lectrices qui se sont prêtées au jeu, j'ai (re)découvert que je pouvais fantasmer au-delà de la clôture de mon jardin. Le sexe restait virtuel parce que je ne voulais pas, finalement, "tromper" ma femme. Mais je l'ai fait, quelques fois, puis j'ai arrêté. Par culpabilité et surtout par peur de la blesser si je me faisais prendre, et que cela ne fasse des dégâts irréparables entre nous.

Je crois donc que je n'ai pas de check list qui me dicte ma morale, dans l'absolu je crois au sexe le plus libre et le plus amoral; en pratiques mes limites sont dictées par ce que je perçois de ce qui pourrait blesser l'autre.

mercredi 9 septembre 2009

Hiérarchie

n'est pas tromper :

  1. flirter, séduire, faire les doux yeux
  2. danser en se frottant à son cavalier
  3. embrasser tant que c'est suffisamment décent pour se passer en public
  4. répondre à des messages coquins en jouant volontairement sur l'ambiguïté
  5. s'exhiber devant un écran ou tout ce qui pourrait relever du sexe virtuel
  6. aller voir une prostituée
  7. avoir une relation sexuelle avec une autre personne une heure après une rupture qui s'avérera probablement très temporaire
  8. faire quoi que ce soit avec l'accord explicite de l'autre

n'est pas très grave :

  1. coucher avec une inconnue quand on est saoul
  2. coucher avec une personne du même sexe
  3. coucher avec quelqu'un parce que l'autre est absent pendant 3 mois et qu'on n'en peut plus

est grave :

  1. avoir une autre vie secrète en parallèle
  2. coucher plusieurs fois avec un(e) ami(e) de son(sa) partenaire
  3. dormir toute une nuit et prendre le petit déjeuner avec un "coup d'un soir"
  4. coucher avec un(e) sosie de son(sa) partenaire
  5. tomber amoureux(se) d'un(e) autre
  6. consacrer plus d'énergie à coucher à gauche et à droite qu'à donner du plaisir à son (sa) partenaire
  7. ne pas se protéger correctement quand on va voir ailleurs
  8. se faire passer pour un ange alors qu'on est tout le contraire

-- Sophie S, née avec le punk

Bilan : 3-5; 3; et 1 mais tout à fait virtuellement. Je suis un ange. Ah ben non, 8 aussi alors.

lundi 7 septembre 2009

La queue entre les jambes

Préliminaires qui tournent court, elle n'est pas d'humeur et me dit d'aller à l'essentiel. Je lui dis que si elle n'a pas envie je préfère encore ne rien faire. On ne fait rien.

La chaleur qui monte, envie de casser quelque chose, de me rhabiller et de sortir, de passer la nuit dehors. Je bous intérieurement, je suis blessé encore une fois et me méprise d'être aussi pitoyable à hauteur de son dédain pour le devoir conjugal, qui est sans doute exactement la façon dont elle entrevoit la nécessité d'écarter les cuisses à fréquence variable.

Je me sers un grand verre d'alcool, un deuxième. Me recouche. Me relève. Allume l'ordinateur, mets un casque et vais direct mater quelques vidéos de cul en m'astiquant à quelques mètres d'elle. Je ne sais pas si elle dort, je m'en fous. Je vais me finir dans les chiottes, me recouche.

C'est pas qu'elle écarte pas les cuisses. C'est pas qu'elle le fasse sans entrain. C'est que je baise pour deux depuis trop longtemps.

Ce soir et les suivants, je vais passer directement à la phase picole, et on augmente les doses.

mercredi 2 septembre 2009

La pression monte

...avec la reprise imminente de son travail après un très long arrêt. Crise de panique et de pleurs hier soir devant les enfants parce qu'elle se rend compte qu'elle ne pourra pas mener de front son emploi du temps hyper chargé : travail, enfants, études, psychothérapie sans parler de la maison que son connard de mari ne tient pas, ou si peu. (Et de toutes façons jamais comme elle le ferait).

Ou quand son perfectionnisme et son hyperactivité rencontrent le principe de réalité. Vouloir tout réussir en même temps et se décevoir soi même parce qu'on place la barre trop haut.

J'ai suggéré de laisser caneton n°1 à l'étude le soir pour lui dégager du temps et bien sûr elle refuse, ça lui renvoie l'image d'une mère indigne qui se débarrasse de ses gosses. J'ai du mal à lui faire comprendre qu'il est probablement plus toxique pour eux de voir leur mère dans cet état que de se taper des journées à rallonge. Je parle en connaissance de cause.

L'autre solution étant bien sûr que je la décharge plus mais j'ai de bonnes excuses, notamment ma paresse et mon inefficacité monumentales.

lundi 31 août 2009

Du sexe sans amour

Mais pourquoi l'idée même du sexe sans amour est-elle si communément considérée comme destructurante ?

-- Madame Tergiverse

Marrant, moi c'est plutôt l'amour sans sexe que je trouve déstructurant. Dans les commentaires on évoque l'expression faire l'amour et en y réfléchissant ça fait des lustres (des années, peut être) qu'on a pas fait l'amour. On baise. Et encore plus précisément : je la baise. Pas parce que je ne l'aime plus, mais parce que c'est ce qui lui convient - bien qu'elle préfère encore ne pas baiser.

vendredi 28 août 2009

Gros coup de mou

Une semaine que j'ai repris le travail après de longues vacances, et je n'ai presque pas avancé. Je n'arrive pas à m'y remettre, je tourne en rond, je rafraichis compulsivement gmail, twitter, facebook, tumblr et compagnie... impossible de me concentrer sur mon boulot.

Je crois que j'ai développé une addiction à cette personnalité de rechange, comme une forme légère de mythomanie ou schizophrénie, une fuite de la réalité qui n'est pourtant pas si désagréable, il y a eu des périodes bien plus difficiles.

Je crois que c'est moi que j'ai du mal à supporter, en fait. A plus de trente ans la seule chose dont je puisse être fier ce sont mes filles, et bien évidemment c'est totalement immérité. J'ai un boulot qui me plait dans l'ensemble mais je stagne dans un poste mal payé et instable parce que j'y suis tranquille. J'ai toujours trente-six projets sur le feu et je suis incapable d'en finir un seul. La femme de ma vie me donne le sentiment d'être un boulet inutile et je me suis brouillé avec 90% de ma famille, sans parler des amis que je ne vois plus et avec qui je n'ai d'ailleurs plus grand chose à échanger.

Le meilleur moment de la journée c'est quand je regarde une série à la télé un verre à la main, peinard et décérébré.

jeudi 27 août 2009

Mange ma queue

Madame bouffe compulsivement
Monsieur veut baiser tout le temps
Monsieur se dit que si seulement
Madame prenait pour aliment
Sa queue offerte à tout moment
Pour la remplir à l'apaisement
Chacun serait bien content

-- Mange ma queue

lundi 24 août 2009

Tu es venue te coucher

...tard mais je ne dormais pas encore. J'ai posé la main sur ta cuisse que j'ai commencé à caresser. Du bout des doigts je me suis promené sur ta peau et le long de l'élastique de ta culotte, tu t'es laissée faire, pour une fois et je ne me suis pas fait prier. Je me suis allongé à l'envers pour caresser tes cuisses et tes fesses, jouer avec ta culotte jusqu'à ce que tu te tournes sur le dos et que je puisse y mettre la main pour de bon.

Je te l'ai enlevée et tu m'as dit d'aller chercher mes jouets, j'ai choisi le gode vibrant que j'ai collé à ton entrejambe, simplement posé contre ta fente pendant que je te pelotais au travers de ta nuisette noire. Penché entre tes cuisses j'y ai déposé quelques baisers, je pouvais sentir l'odeur de ta chatte qui s'ouvrait mais le gode est resté à l'entrée et tu as joui mon doigt sur ton clito.

J'ai enfilé une capote et me suis enduit de lubrifiant pour planter ma queue bien profondément et te baiser fort, à faire grincer le lit qui tape contre le mur, tu t'accroches au lit et au mur, et tu gémis, tu t'en prends plein la chatte et tu aimes ça, mais il ne faut pas le dire, alors je te pilonne frénétiquement sans rien dire. Bientôt je gicle au fond du latex mais je n'arrête pas, il faut que je t'en donne encore et je veux continuer à t'entendre perdre pied comme ça; j'agite mon bassin jusqu'à ce que ma queue molle ne serve plus à rien.

Je n'ose pas prendre le relais avec le gode, pas encore.

samedi 22 août 2009

Vite fait

j'ai ouvert un microblog par ici, pour poster des trucs encore plus con.

vendredi 17 juillet 2009

A chaque fois que ça va pas

elle se trouve moche et comme elle ne peut pas perdre trente kilos en deux heures, elle va chez le coiffeur. Autant vous dire qu'elle a les cheveux courts depuis dix ans.

Non pas que ça lui aille mal, mais avoir droit au couplet t'as même pas vu que je me suis fait couper les cheveux toutes les semaines alors que le changement est subliminal ça commence à ressembler à de la torture mentale.

jeudi 16 juillet 2009

Par la magie de twitter

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On découvre des trucs. C'est beau internet. Je la connaissais pas et en quelques minutes, voilà que je suis Perséphone Ioudgine sur twitter, que je deviens son ami sur facebook et que je lis son blog. Un nom à la con pareil, y'a forcément un jeu de mots mais là je suis trop hébété pour comprendre - je suis au taf depuis 10 heures, c'est trop pour moi.

Son blog il est bien (son twitter à l'air chiant - elle n'aime pas fringe), même qu'on va extraire les noisettes de la glace (pour mieux les lécher) :

Me touche pas, j'ai pas envie. C'est qui cette pute? T'en profites pour sortir la poubelle?

-- les hommes aiment les femmes mais pas tout le temps

Elle est vraiment très sympa ta copine... Et puis dis donc, vu comment elle est foutue, les mecs doivent ramper à ses pieds... Tiens ben propose lui de venir boire un verre à l'appart un de ces soirs. T'es encore plantée devant cette connerie de programme pour débiles? Tu sais chérie, je crois qu'il y a quinze jours, la capote a craqué, j'avais complètement oublié de t'en parler.

-- J'aime les hommes mais pas tous

SILPHI Je pensais créer un blog sur les olives.... Avec un forum et tout...

PERSÉPHONE Tu veux de la quiche à la rutabagas? Sinon... moi dans la vie.. le soir, souvent, je suce. Enfin ça m'est arrivé. Une fois.

SILPHI Non mais c'est dégueu.

PERSÉPHONE La fellation? ça dépend en fait. Je manque de pratique, peut-être que nous...

SILPHI Les rutabagas, j'suis désolé mais enfin ça vaut pas les olives.

PERSÉPHONE Je fais d'autres trucs aussi... Enfin tout ce que tu veux quoi. Tu sais, nous les moches, on fait pas nos princesses.

SILPHI Une fois j'ai essayé de faire pousser un olivier.

PERSÉPHONE Je te ressers hein... Ouais donc je disais nous les moches, par défaut, on dit oui à tout. OULALA mais... je suis pompette moi dis donc. Faut que je fasse attention, si tu voulais profiter de moi.... ET BIEN JE SERAIS TROP SAOULE POUR TE REPOUSSER.

SILPHI Mais enfin ça prend pas, tu vois faut une hydrothermie hyper précise. L'olivier, plus qu'une passion, c'est un art.

PERSÉPHONE Je me suis fait limer les canines.

-- The worst note ever

Bon voilà j'ai pas tout lu mais le peu que j'ai lu vaut largement un grand coup de langue. Et puis j'arrete là parce que bloguer avec cet editeur de merde ça me donne l'impression de faire des heures sup. Heureusement que je suis encore au bureau, avec un peu de chances je suis payé dis donc.

Est-ce un genou

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Ou est-ce le gland du mec qui a pris la photo ?

Grosse crise d'angoisse

(et de larmes) hier soir. Madame se sent persécutée par l'univers parce que les dates du concours tombent à la période ou on avait prévu de faire un beau voyage et que de toutes façons dès qu'elle veut un truc pour elle ça foire tout le temps ou alors (horreur !) il faut qu'elle choisisse.

Bien sûr je lui ai répété douze fois qu'il suffisait de décaler ce (putain de voyage) mais non, elle ne démord pas d'un pouce, cette période là est la SEULE possible parce que sinon il faut trop chaud ou trop froid. Du coup elle s'est mise en tête de ne plus passer le concours. Elle est comme ça, un sens du drame qui est parfois assez surréaliste. Dans ces moments là la mâchoire m'en tombe et je ne sais pas quoi répondre. D'ailleurs, tout ce que je peux répondre ne sert qu'à donner la réplique à ses lamentations et à relancer la machine à pleurs. Et accessoirement me faire sentir encore plus merdique et inutile.

Un de ces quatre il faudra que je trouve les couilles de lui dire que si les autres gens ne sont pas persécutés par l'univers c'est parce qu'eux sont capables de faire des concessions.

lundi 13 juillet 2009

un billet à écrire

et je ne sais pas sur quel blog le publier... pour qui le publier. Ici ou sur mon autre blog personnel, officiel mais sans lecteurs...

La schizophrénie, c'est pas si facile. Mon sens d'araignée me fait maintenir une séparation relativement stricte et je suis pourtant moi ici comme ailleurs.

Reçu mon meilleur ami de lycée et de fac et sa femme vendredi, on n'a plus grand chose à se dire qui sorte du boulot - on fait à peu près le même métier. A force de se fréquenter en couple il y a des choses dont on ne peut plus parler librement.

Je suis comme un gamin, j'ai des amis imaginaires sur internet qui sont tellement mieux que les vrais - en plus ils coûtent pas cher en pizzas.

Je ne me sens pas coupable

...du moins de l'avoir trompée. Je me sentais mal à l'aise en le faisant, et c'est pour ça que j'ai arreté; mais depuis je n'ai pas de remords.

Et pourtant je suis un coupable idéal, le sentiment de culpabilité est un de ceux que je ressens le mieux. Je me sens coupable de la dépression de ma femme et surtout de mon incapacité à l'en sortir.

Un peu comme avec ma mère, en somme.

Mais de l'avoir trompée, d'en avoir baisée une autre en cachette, non. Faut dire que j'avais d'assez bonnes excuses à lui sortir si d'aventure elle était venue à le savoir. Mais non.

Maintenant, moins (on baise à nouveau).

Miroir, miroir...

Femme infidèle, ayant joui avec l'autre, recherche moyens de se pardonner à elle même.

L'aphrodite

Auto-description d'un blog que je viens de découvrir et que - forcément- j'aime bien.

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